Des poireaux font du sport !

2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !

9 Novembre 2019, 13:16pm

Publié par tcaboc34

Pilatrack
dimanche 6 octobre 2019
350 riders, 263 classés

Avant course :
Je n'ai pas beaucoup fait de VTT les semaines précédant la pilatrack. Mais les sensations et la forme étaient plutôt bonnes.
Pour le matériel c'est le contraire; il a subi beaucoup d'entrainement et sa forme n'est pas terrible...
Lors de ma dernière course, j'ai oublié de débloquer la fourche sur la dernière spéciale. Résultat: des pièces en interne sont cassées. Après une vidange, lors de laquelle presque autant de métal a été enlevé que d'huile, elle fonctionne de nouveau mais elle reste moins sensible, plus ferme en début de course, trop de frein hydraulique en compression malgré le réglage complètement ouvert...
Ensuite, je comptais faire la purge des freins le jeudi, mais plus d'huile de frein en stock... De toute façon, ça fait un moment que je roule avec des freins spongieux, je m'y suis habitué.
Enfin la roue libre était catastrophique... Ce n'est pas important sur un vélo de route car on pédale mais en VTT de descente pour accélérer on lâche les freins alors il faut que ça tourne bien. Encore ce joint Mavic qui frotte... Je n'en ai pas de neuf... Hop poubelle, je roulerai sans !

Le samedi, je m'amuse bien aux reconnaissances. Les spéciales sont géniales et je suis relativement à l'aise. Freins mous, fourche dure, roue libre sans joint, peu importe, c'est bien fun à rouler ! Il a suffit d'une petite demi-journée pour bien s'amuser. Le contraste est assez flagrant avec les courses lors desquelles il faut se lever très tôt, beaucoup attendre dans la journée, puis rentrer tard. Cette année il m'est souvent arrivé de passer plus de temps à attendre qu'à rouler.
Pour les organisateurs c'est un gros boulot de mettre tout en place pour créer une course. Alors ils acceptent beaucoup de participants pour amortir un peu. La conséquence pour les riders; c'est plus d'attente et moins de ride, surtout si il y a des "imprévus" (blessé, problème de chrono, météo,...).
Bref ! Tout ça pour dire que j'aime toujours autant l'enduro, mais que je ferai probablement moins de course l'an prochain.
 

2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !

Dimanche matin :

Il a plu et il fait très humide... Je ne retrouverai probablement pas mes sensations de la veille mais je retrouve pas mal de copains : Hugo, Guillaume, Thomas, François...

9h c'est le départ de la spéciale 1. Il pleut, je retire mon écran du masque, ça règle le problème de la buée. Je garde le masque car il limite fortement les projections de boue qui arrivent essentiellement pas en bas.

Spéciale 1 :
La spéciale est bien fun, je m'amuse bien mais ça glisse... Je ne me sens pas très rapide...

Classement : 80ème en 5'46"
Hugo : 9ème

Spéciale 2 :
Elle est un peu plus pentue, un peu plus technique et ça glisse toujours. Je m'y amuse bien sans pour autant être très à l'aise. Je fais une mini chute en raison d'un avant assez fuyant... Je pense qu'une fourche un peu trop ferme sur un terrain un peu mou-glissant n'est pas le top. Cependant si je filais mon vélo à un pilote comme Hugo il serait toujours très loin devant !

Classement : 95ème en 5'54"
Hugo : 6ème

2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !

Entre les spéciales, je discute beaucoup avec Guillaume. Avant la spéciale 3, il y a un petit arrêt de course. On parle de beaucoup de choses : enfants, éducation, écologie, potager, zéro déchet. On s'aperçoit qu'on est sur la même longueur d'onde et qu'on est confronté aux mêmes problématiques...

Lorsque c'est à nous d'y aller, on oublie presque qu'on est en course !

Spéciale 3 :
C'est sec sur ce versant, le grip est différent, je retrouve mes bonnes sensations de la veille mais je tarde un peu à adapter mon rythme à ce nouveau terrain. Plus j'avance mieux je roule. J'ai vraiment été trop prudent sur le haut du parcours. J'ai adoré cette spéciale et les sensations qui allaient avec.

Classement : 76ème en 3'50"
Hugo : 6ème

C'est l'heure de la pause repas-bricolage. Je retrouve alors toutes mes femmes, de ma maman à mes filles !

Ça provoque un peu !

Ça provoque un peu !

Avant de manger, il faut que je nettoie ma roue libre sans joint probablement pleine de poussières... Roue, cassette, corps de roue libre sorties, je trouve alors la poussière grasse que j'enlève avec un vieux tee shirt de Thaïs !
Pendant ce temps, Guillaume change son pneu arrière pour un plus roulant adapté la poursuite, François galère avec sa commande de tige de selle cassée qui l'empêchera de remonter sa selle et Thomas regarde les résultats du matin. Je vais le voir :
- Hugo : 7ème
- Guillaume : 56ème
- Moi : 76ème
- Thomas.S : 110ème
- François : 190ème

Quand je vois ça, je me dis : "Hugo va faire très fort ou casser un truc!"
Hugo pédale très très bien. Sur la poursuite de plus de 20 minutes va-t-il doubler certains gros poissons de l'enduro qui sont devant ?

Avec tout ça je n'ai pas oublier de manger pleins (mais pas de trop) de trucs étranges amenés par ma mère ! La salade de petit épeautre-figues-... était vraiment très bonne !

Ça chahute !

Ça chahute !

Dimanche après midi :

Sur la poursuite généralement je remonte des places. Mais nous sommes très nombreux cette année. Autour de moi, au départ, nous sommes 29 en 24 secondes, sur des sentiers monotraces...
Hugo arrive en retard sous les acclamations des autres car ça faisait un moment que le "speaker" appelait "Le DOUZE ! ou est le DOUZE ! J'appelle le numéro DOUZE !!". Il a bien eu raison de ne pas se précipiter car l'attente a été longue dans le froid, l'humidité et le vent. On se regroupait comme des manchots pour se tenir chaud... 

Poursuite :
Le départ est donné, Hugo part 38 secondes après le premier, 35 secondes après le second... Plus on avance dans le sas, plus les écarts entre les riders sont faibles. Quand c'est à moi, j'ai l'impression qu'on part tous en même temps !

Avant d'entrer dans la forêt, on roule dans un grand champ bien défoncé. Je me fais déposer par les grosses cuisses et les 29 pouces. Sur ce type de terrain, le 29 pouce est vraiment un plus ! Dans la forêt, mes sensations sont meilleures que le matin, je m'amuse bien. Mais il n'est pas vraiment possible de doubler, nous sommes les uns derrières les autres. Ca bouchonne un peu lors des passages lents. Certains en profitent pour doubler mais ça n'a pas de sens. Je me refuse de doubler celui qui n'a pas d'autre choix que de freiner pour ne pas percuter celui de devant. Si on essaye tous de doubler ici, plus personne ne passe... Je choisis plutôt d'encourager ceux de devant à envoyer le tofu!

A ce moment de la course, je suis à l'aise, je m'amuse mais j'ai du perdre une petite dizaine de places...

On arrive sur une portion de pédalage, mais ça bouchonne sévère derrière un rider rapide mais qui ne doit pas pédaler très souvent. Je me fais alors plus rattraper que je ne remonte de place. Je finis enfin par le dépasser puis par rejoindre ceux qui en ont profiter pour s'échapper. Je remonte quelques places sur des portions un peu plus larges ou les dépassements sont possibles. Je me retrouve avec un petit jeune (Julien tout en bleu) que je connais bien depuis une course à Megève lors de laquelle je l'avais battu de justesse. Je finis alors la poursuite derrière lui, en gardant un peu de distance en raison de la poussière sur ce final assez sec !

Classement général : 65ème en 24'34" pour cette poursuite

Je suis donc satisfait de ma course, de mes sensations, des spéciales, de l'organisation et de mes accompagnatrices sur ce week end ! J'ai cependant un peu de nostalgie en pensant aux poursuites de la Pilatrack des premières années lors desquelles nous étions moins nombreux et qu'il était donc plus facile de se doubler....

2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !
2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !
2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !
2019, Tom, La Pilatrack : Toujours plus nombreux !

Et Hugo alors !? Vous allez me dire !

Ben il a roulé très très vite sur cette poursuite et a doublé au pédalage des pilotes de top niveau ! Il est parvenu à remonter jusqu'à la deuxième place !!!

Hugo : 2ème

Guillaume : 45ème
Thomas.S : 85ème
François : chute

Flo, Tom, Guillaume et Hugo !

Flo, Tom, Guillaume et Hugo !

Vidéo officielle

Vidéo Flo

Hugo à 6min40 ; Tom à 8min35

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2019, Gab, Semi-Marathon du Fjord

4 Novembre 2019, 15:31pm

Publié par Gab

Semi-Marathon du Fjord
5 Octobre 2019
à Chicoutimi au Canada

Gab nous raconte sa course ! Nous pourrons apprécier les informations liées au coureur et celles concernant l’entraîneur !

Gab :

S’entrainer différemment, c’est ce que j’ai essayé cet été. Je désirais faire un test de longue distance, mais sans se blesser. Au final, ma capacité aérobique a augmenté et ma vitesse maximale aérobique a diminué (0.5km/h). Bref, j’ai plus d’endurance mais moins de puissance. En revanche, ma capacité à maintenir un pace modéré a augmenté. J’aime bien faire des tests!

Voici les objectifs de départ

  1. Avoir le volume adéquat pour courir un semi-marathon 

  2. Ne pas avoir de blessure.

  3. Courir sous la barre des 1 h30

  4. Courir constant

Echauffement

Echauffement

Maintenant, la course…

Un peu fébrile la veille et le matin, je n’ai jamais couru cette distance mis à part en 2013 pour le plaisir(1h39). Donc 6 ans plus tard je suis au rendez-vous. Un peu préoccupé par deux choses; je suis prêt à 90 %, c’est-à-dire que durant les dernières semaines avant l’évènement je n’ai pas fait les longues sorties prévues, la distance maximale couru était de 15.6km. N’ayant pas fait cet entrainement, je craignais avoir de la difficulté à partir du 18ième km. La deuxième le tempo! Selon mes sensations à l’entrainement, je pensais courir à 4 :09/km et mes calculs me donnaient 4 :02/km, mais ce dernier était impensable.

C’est l’heure du départ : un beau 1 degré avec du soleil et pratiquement pas de vent. La température idéale pour courir. Après un échauffement et quelques accélérations j’enlève mes survêtements et me place sur la ligne de départ. Je connais quelques gars qui sont plus rapides que moi alors ils vont surement me doubler !

Le départ !

Le départ !

Pouettt (version de thomas pour le signal de départ)

Je suis dans le peloton de tête, nous sommes une dizaine. Le premier s’éclate et part en solo, pas la peine de le suivre… Je me trouve des bons « lapins » les premiers kilos. Après quelques kilomètres je double mon lapin et rejoint un groupe légèrement en avance. Je m’y accroche. Nous courrons quelques km ensemble et puis un gars arrive à vivre allure pour nous dépasser et s’installer devant nous...

2019, Gab, Semi-Marathon du Fjord

Son rythme me plait, je décide de le suivre. Wow 9ième km 3 :54 ouf ! devrais-je ralentir. Non je le suis. Je suis vraiment confortable de courir derrière ce mec. Vers le 13ième km je sens qu’il ralentit. Ça me plait 😊, mais après 500m j’en ai marre, je décide de le fouetter un peu et je le double. Dans ma tête (bon, tu m’as tiré, maintenant pousse moi), mais le gars il est cramé alors je file en solo.

Il s’agit de faire 3 boucles de 7 km. Il y en a maintenant deux de complétées et l’avantage dans les virages est que tu vois à quel endroit tu te positionnes.

2019, Gab, Semi-Marathon du Fjord

En route vers l’avant dernier virage, je croise des jeunes que j’ai déjà coaché. A ce moment je pense à tirer mes coudes. Ensuite, je croise un collègue entraineur au virage, je tire les coudes. J’embarque sur le pont. Je commence à me parler, GOGOGO !!!! Je pense à mes amis en France, Je trouve vraiment ça inspirant qu’il pense à moi pendant que je cours, je les imagine m’encourager sur le pont et ça m’aide à poursuivre ma course parce que maintenant je cours seul, les deux premiers sont loin et plus j’avance plus le 4ième se détache de moi.

En regardant ma position, je me demande sérieusement au 18ième km si je peux me permettre de ralentir!

Je commence à avoir de la difficulté à avancer, mais comme un jeune que j’entraine me dit : « on n’arrête pas lorsqu’on est fatigué, mais lorsqu’on a terminé ! » « la douleur, c’est dans la tête »  « La douleur est temporaire et la fierté est éternelle ». Je décide donc de me remettre au travail et de continuer à travailler fort et surtout de finir fort !

HAHAHAHA J’ai tellement bien fait ! à l’arrivée, un ami me raconte qu’il y a un gars qui est parti en retard et qu’il avait vraiment un pace rapide. Étant donné que le chrono est par puce, il peut partir n’importe quand et son chrono va démarrer lorsqu’il va passer sous l’arche. Je regarde les temps, le 4ième a terminé 11secondes derrière moi, mais je ne l’ai jamais vu!

Si j’avais baissé la cadence, j’aurais terminé la course croyant que je suis en troisième place, mais qu’au final je suis 4ième. Doublé par un gars que je n’ai jamais vu !

Il ne faut jamais abandonner !

Distance

Temps de passage

Temps par tranche

5km

19 :57

19 :57

10km

39 :46

19 :49

15km

59 :45

19 :59

20km

1h19 :45

20 :00

Et le dernier km à 3min52

Les objectifs ont-ils été réalisés ?

  1. Avoir le volume adéquat pour courir un semi-marathon (J’étais prêt à 90%)

  2. Ne pas avoir de blessure. (J’ai respecté la progression et la vitesse)

  3. Courir sous la barre des 1h30 (atteint largement 1h23min45, les prévisions mathématiques me disait 1h25)

  4. Courir constant (bien réussi et j’ai fini fort)

 

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