Des poireaux font du sport !

Saison 2017, Course 7 : Superenduro en Italie

27 Octobre 2017, 12:45pm

Publié par tcaboc34

A Santa Margherita avait lieu la finale de la coupe d'Italie d'enduro
Portofino Superenduro
233 inscrits, 200 riders à l'arrivée

En Italie, l'enduro se rapproche plus de la descente qu'en France. En effet, les courses du dimanche sont précédées le samedi par des entraînements organisés sur les spéciales de la course. Des navettes payantes sont proposées pour remonter sans effort au départ des spéciales. Ceux qui étaient avec moi le dimanche avaient par exemple effectués 3 fois chaque spéciale...

Mon entraînement du samedi a également été précisément organisé :
- Voyage en famille jusqu'à Santa Margherita avec le scudo
- Récupération des clefs de l'appartement
- Pizza
- Gelateria
- Plage
- Récupération de ma plaque 136 (non sans difficulté...)

En effet, bien que je sois licencié avec un numéro UCI, les organisateurs me demandent une autorisation écrite de ma fédération (FFC) pour participer à la course... Pourquoi la FFC ne voudrait-elle pas que je participe à une course en Italie alors qu'elle me délivre une licence avec un numéro UCI ?
J'essaie de ne pas m'énerver mais je me retrouve malgré tout à payer 15€ une licence à la journée italienne. Il vaut mieux ça que d'être disqualifié pour avoir mis la table en plastica en guise de collier à l'arbitro !

Dimanche matin est là !
Au départ de la première longue liaison, je constate que je suis encadré d'anglais, allemands et suisses. Ils ont placé tous les étrangers ensembles. Pendant la remonté ça parle un peu dans toutes les langues. Enfin moi j'écoute toutes les langues (sans comprendre) puis je parle un peu anglais.
Avant même le départ, je comprends que celui qui part derrière moi est très fort et que ceux de devant sont probablement moins rapides. Le contraire aurait été plus pratique.

Spéciale 1 :
Les anglais me décrivent un peu la spéciale. Comprendre la description d'une spéciale dans sa langue c'est pas simple alors là je n'en tire pas grand chose.
Mon départ n'est pas très bon, je ne suis pas très à l'aise sur le vélo, je roule trop doucement, le vélo me semble super raide... Première épingle, je ne suis pas sur la bonne trajectoire non repérée la veille et je sors tout droit, pile entre deux spectateurs. Je remonte sur la piste, je repars mais je suis toujours assez lent et sors souvent trop large. Je ne suis pas assez actif sur le vélo pour rouler correctement. Je laisse passer le Suisse qui m'a déjà rattrapé 20s. Je roule un peu mieux sur la deuxième partie.

Classement : 109ème en 6min45 (+30% très mauvais)

Saison 2017, Course 7 : Superenduro en Italie

Spéciale 2 :
Le suisse (Urs) m'explique qu'il y a une longue partie avec beaucoup de gros cailloux sur laquelle le choix de la bonne ligne est important. Il me fait comprendre que si je suis derrière lui, il faut que je choisisse ses lignes.
Je roule cette fois bien mieux au début, actif, fluide, décontracté. Je roule comme je sais le faire parfois en 2017. J'arrive au début du "roc garden", je m'en sors pas trop mal mais je prends souvent de mauvaises lignes qui m'obligent à ralentir fortement. Puis le suisse arrive, je me pousse mais retombe sur une mauvaise trajectoire, je ne parviens pas à reprendre la bonne. Quand je suis enfin dessus, je rattrape l'anglais, je le double péniblement en passant une nouvelle fois par la passage le plus compliqué.
Bref, j'ai mieux roulé mais rarement ou il fallait !

Classement : 121ème en 7min55 (+33% très mauvais)

Spéciale 3 :
Le suisse tente de m'expliquer un passage important sur lequel il faut absolument être à l'intérieur du virage sinon c'est l'arrêt obligatoire pour le virage d'après ! J'ai bien compris... Sauf le lieu de ce virage !
La spéciale est géniale, beaucoup de pente, beaucoup de virages et un peu de vitesse.
Je pars très bien, je suis à l'aise sur le vélo et je ne me pose pas de question : je prends tous les virages à l'intérieur même si parfois c'est une perte de vitesse et de temps. Je m'éclate bien sur cette spéciale, je reconnais le virage décrit par Urs que je prends à l'intérieur comme tous les autres ! Je suis très satisfait arrivé en bas. Impossible pour moi d'aller plus vite sans connaître la spéciale. J'ai d'ailleurs rattrapé l'allemand et l'anglais et n'ai pas vu le suisse.

Classement : 92ème en 3min37 (+27% intéressant)
Je constate l'importance de connaître les spéciales par ce +27%. Les tops pilotes italiens sont un peu moins rapides que les top français. En roulant comme je l'ai fait ici, je pense qu'en France j'aurais été entre +15% et +20%. J'en déduis que l'on gagne bien 10% de vitesse en connaissant les spéciales.

a l'intérieur coûte que coûte !

a l'intérieur coûte que coûte !

Spéciale 4 :
Urs et les anglais me disent que cette spéciale va vite. Cool je préfère ça au roc garden !
Je pars bien ! Une nouvelle fois je suis satisfait de réussir à bien rouler sur une spéciale inconnue. Je commence à réussir à rouler en course avec la même aisance qu'à l'entraînement.
J'adore la piste et prends beaucoup de vitesse dès qu'il est possible de voir devant. Il y a malheureusement certains passages à l'aveugle, genre gros tremplin sans visibilité, sur lesquels je freine pour rien, au désespoir des spectateurs voulant me voir sauter comme les autres...

Ah tiens ! Les spectateurs en Italie ! Ils sont très bien une fois qu'on a compris que leurs gestes et leurs hurlements étaient une façon d'encourager ! A plusieurs reprises en voyant certains me crier dessus en gesticulant, je pensais qu'ils essayaient de me prévenir d'un problème. Est ce que j'ai arraché une rubalise ? Est ce qu'il y a un rider derrière moi que je bouchonne ? Est ce qu'il y a un blessé sur lequel je ne dois pas rouler quelques mètres plus bas ?
Ils hurlent certainement comme les français des trucs du genre : "A droite après l'arbre, reste à gauche !!" Mais ils font aussi un geste avec le bras de haut en bas qui pour un français peut être perçu pour un :"On te hurle dessus en italien pour te dire de t'arrêter connard!!"

Au 2/3 de la spéciale c'est presque le bouchon, l'allemand a rattrapé l'anglais, j'ai rattrapé l'allemand et le suisse me rattrape. Une bonne entente européenne nous a permis de nous remettre dans l'ordre de niveau, même si j'ai du un peu forcer le passage avec l'allemand. J'ai passé l'allemand juste derrière le suisse, mais l'allemand était revenu sur la trajectoire, il m'a fallu passer en hors piste avec un petit bisou de coude au passage.

Classement : 92ème en 5min39 (+23% un peu mieux)

Saison 2017, Course 7 : Superenduro en Italie

Spéciale 5 :
Spéciale très courte avec des petits virages en centre ville. Urs me prévient que les pavés glissent un peu.
Je pédale fort au démarrage, je rentre dans le premier virage à droite à 45km/h! Je le passe bien mais je sors large! Que vois-je ? Une épingle à gauche ! Je suis très mal placé. Je freine fort, fais glisser l'arrière pour commencer à tourner. A ce moment, je me dis que je m'en sors bien, je suis au milieu du virage, je lâche doucement le frein arrière en maintenant un peu de pression sur l'avant pour éviter que l'arrière ne raccroche trop brutalement et ZIP !!! L'avant glisse et je me retrouve à sauter sur mon pied gauche à 20km/h pour ne pas m'étaler au sol. Ma séance de cloche pied terminée, je repars et arrive dans ces fameux petits virages. Mais surprise, il y a pleins de marches, cette info m'avait échappée. J'entends alors des supportrices françaises en délire hurler "Allez papa!". Puis j'arrive quelques mètres plus loin.

Classement : 113ème en 52s (+33%)

Classement général : 109ème en 24min50 (+28%)

44km effectués avec 1700m de dénivelé positif et négatif

Le classement et le temps ne sont pas terribles mais je suis très satisfait de cette journée et de ma façon de rouler sur ces spéciales pas si simples à rouler à vue.

Les photos ne sont pas de bonnes qualités car je ne désirais pas les payer en raison de leur prix trop élevé à mon goût. 

Voir les commentaires

Saison 2017, Course 6 : La Pilatrack

4 Octobre 2017, 20:03pm

Publié par tcaboc34

Pilatrack 1er Octobre 2017
265 riders au départ, 212 à l'arrivée

Nous voici au sud de Lyon pour ma course favorite. Je suis en forme, je n'ai plus mal au genou, tout va bien !
Le samedi matin, je vais reconnaître le parcours. Je prends beaucoup de plaisir sur ces superbes spéciales, j'en oublie presque de reconnaître. Pas grave, je me sens très bien sur le vélo et je m'amuse. Ma fourche me semble un peu raide mais je ne veux pas risquer de me sentir moins à l'aise en changeant quoi que ce soit.

Le samedi après midi c'est le déluge. Je n'ai pas de pneu boue! C'est une bonne chose, je ne me pose pas la question d'en mettre.

Dimanche matin spéciale 1 :
Je retrouve mes potes Guillaume et Hugo (le petit jeune sympa qui va vite). Beaucoup ont des pneus boue, à l'avant au moins, mais "Le Pilat ça sèche parfois très vite!" me dis-je.

Je pars sur la spéciale aussi à l'aise que la veille mais ça glisse !!! Je me retrouve en travers à la sortie du premier virage en foret. Je garde confiance et fais ce que je peux pour ne pas salir mon maillot blanc ! J'arrive en bas satisfait mais consciens que le terrain très boueux n'était pas le plus adapté à ma monte pneumatique.

Classement : 54ème en 5min36 (+17%)
Hugo : 11ème en 5min02
Guillaume : 48ème 5min33

Saison 2017, Course 6 : La Pilatrack

Dimanche matin spéciale 2 :
La spéciale 2 est très raide et étroite avec des portions très techniques. Si ça glisse autant qu'à la première ça va être très difficile !

Heureusement, ça glisse encore mais déjà un peu moins. Je suis très content de mon début de spéciale. Je contrôle et parviens à conserver un peu de vitesse. Sur le bas, le contrôle est plus hasardeux... Je fais quelques fautes et un bisou à un arbre me retarde quelque peu...

Classement : 36ème en 6min12 (+22%)
Hugo : 227ème (il a perdu un galet de dérailleur et détruit sa chaîne!!)
Guillaume : 42ème 6min22

Saison 2017, Course 6 : La Pilatrack

Dimanche matin spéciale 3 :
La spéciale 3 sera moins boueuse, j'en suis persuadé !
Et en effet, dès le début, je suis très à l'aise et parviens à bien rouler. Je ne touche même pas d'arbre et m'amuse bien avec le grip retrouvé sous mes pneus !

Classement : 26ème en 8min57 (+10% Bien)
Hugo : 206ème sans chaine...
Guillaume : 39ème 9min05

 

Saison 2017, Course 6 : La Pilatrack
Hugo remonte une chaîne

Hugo remonte une chaîne

Dimanche aprem, La Poursuite :
Le grand moment de la Pilatrack c'est bien la poursuite.
Elle dure environ 25 minutes et cet effort me convient bien. Avec les triathlons de cette année, je me dis que ça devrait bien se passer.

Je suis 34ème de la matinée, je pars donc 34ème. Le début plutôt descendant se déroule bien. Je vois que ceux qui roulent avec moi roulent bien, ça me fait plaisir de me dire que je roule comme eux. Alors je suis encore plus satisfait quand j'en double deux puis un troisième. Je suis en revanche un peu déçu de voir que certains coupent carrément le tracé par endroit. Oui il faut descendre le plus vite possible, mais il y a quand même un parcours que l'on est censé suivre !

Bref, on arrive à la fin de la première partie descendante, on va bientôt attaquer une longue partie de pédalage dans laquelle j'espère remonter des places. Mais pour l'instant je suis dans la roue d'un rider sur une partie très rapide avec quelques pierres. Et PPSSSHHHHHHHH, je crève !!! Ma dernière crevaison datait de 2014 !! Il fallait que ça m'arrive maintenant !
Je continue à rouler jusqu'au champ dans lequel Flo filme mon abandon.

Hugo lui remontera environ 80 places lors de la poursuite !
Guillaume remontera quelques places pour finir 38ème.

Julia est là pour me consoler !

Julia est là pour me consoler !

Voir les commentaires